Black Friday 2025 : Nos conseils pour acheter en toute sécurité et éviter les arnaques en en ligne

Chaque novembre, c’est le même rituel.

Nos boîtes mail débordent d’offres « -70% », nos fils d’actualité sur les réseaux sociaux se transforment en galeries marchandes virtuelles, et la frénésie du Black Friday s’empare du web.

Mais derrière ces réductions séduisantes se dissimule une réalité moins reluisante.

Il s’agir des cybercriminels qui profitent également de cette période pour multiplier leurs attaques.

L’année dernière, j’ai failli en faire les frais.

Un SMS m’alertait d’une « livraison bloquée DHL » nécessitant une confirmation d’adresse.

Mon doigt planait au-dessus du lien quand un détail m’a interpellée : l’URL pointait vers un domaine russe.

En vérifiant auprès de DHL directement, j’ai découvert qu’aucun colis n’était en attente.

Cette tentative de phishing aurait pu me coûter bien plus que le prix d’un article soldé.

Depuis cette expérience, j’ai développé une méthodologie rigoureuse pour sécuriser mes achats en ligne, particulièrement pendant les périodes de soldes.

Ce guide rassemble alors ces pratiques, les recommandations de la DGCCRF et de Cybermalveillance.gouv.fr, pour vous profiter sereinement des bonnes affaires du Black Friday en sécurité.

votre checklist avant tout achat pendant le Black Friday 2025

Les fondamentaux de la sécurité en ligne : votre checklist avant tout achat pendant le Black Friday 2025

Maîtriser ces bases vous place déjà dans les 20% de consommateurs les mieux protégés face aux arnaques en ligne.

Ainsi, chaque vérification ne prend que quelques secondes mais peut vous éviter des semaines de complications.

Évaluer la fiabilité d’un site marchand en 5 étapes

Avant même d’ajouter le moindre article à votre panier, prenez deux minutes pour effectuer ces vérifications essentielles :

Le protocole HTTPS est-il actif ?

Vérifiez la présence du cadenas dans la barre d’adresse de votre navigateur.

Ce protocole crypte les données échangées entre vous et le site.

Sans lui, vos informations de paiement circulent en clair sur Internet. Attention : un site peut afficher HTTPS tout en étant frauduleux.

C’est une condition nécessaire, mais pas suffisante.

Les mentions légales sont-elles complètes et vérifiables ?

Un site sérieux affiche obligatoirement une adresse physique, un numéro SIRET (pour les entreprises françaises), et des coordonnées de contact fonctionnelles.

Testez ces informations.

Appelez alors le numéro indiqué, vérifiez l’adresse sur Google Maps. Si le « siège social » se révèle être une boîte aux lettres ou un appartement résidentiel, fuyez.

L’historique du domaine est-il crédible ?

Utilisez des outils comme Whois.domaintools.com pour découvrir depuis quand le site existe.

Une boutique « officielle » créée il y a trois semaines pour le Black Friday ?

C’est probablement une arnaque.

Les sites légitimes ont généralement au moins un an d’ancienneté et des informations de propriétaire transparentes.

Que disent les autres acheteurs ?

Tapez le nom du site suivi du mot « arnaque » ou « avis » dans votre moteur de recherche.

Consultez plusieurs sources : Trustpilot, forums spécialisés, commentaires sur les réseaux sociaux.

Méfiez-vous des sites n’ayant que des avis 5 étoiles récents ou des commentaires génériques (« excellent service, livraison rapide ! ») qui sentent le faux.

Vérifier la réalité des promotions

Le Black Friday a un problème.

Certaines enseignes gonflent artificiellement leurs prix les semaines précédant l’événement pour ensuite afficher des « réductions » spectaculaires. Pour déjouer cette pratique :

Pour rémédier alors à ceci, utilisez des outils de suivi de prix comme les suivants :

  • Keepa ou CamelCamelCamel pour Amazon : ces extensions navigateur affichent l’historique complet des prix
  • Idealo pour comparer instantanément avec d’autres marchands
  • Google Shopping pour avoir une vue d’ensemble du marché

Aussi, appliquez la méthode des 3 semaines avant le Black Friday.

Notez les prix des articles qui vous intéressent.

Si le « prix barré » le jour J est plus élevé que le prix réel d’octobre, vous êtes face à une fausse promotion.

En outre, testez la recherche inversée d’images.

Ceci pour les produits no-name ou les contrefaçons.

Utilisez, pour cela, Google Images ou TinEye pour retrouver l’origine des photos.

Si elles proviennent d’un site chinois vendant le même produit 10 fois moins cher, vous êtes sur un site de dropshipping peu scrupuleux.

Comprendre vos droits : ce que la loi vous garantit

En France, la législation protège particulièrement les consommateurs en ligne.

Connaître alors vos droits vous permet de les faire valoir :

  • Le délai de rétractation de 14 jours : Vous pouvez retourner tout achat en ligne dans les 14 jours suivant la réception, sans avoir à vous justifier. Exceptions : produits personnalisés, denrées périssables, logiciels descellés, contenus numériques téléchargés après avoir accepté de renoncer à votre droit de rétractation.
  • Les frais de retour : Le vendeur doit clairement indiquer qui supporte ces frais. Méfiez-vous des sites imposant des retours à l’international avec des frais prohibitifs : c’est souvent le signe d’un site de dropshipping basé en Asie malgré une façade européenne.
  • La garantie légale de conformité : Pendant 2 ans après l’achat, le vendeur est responsable des défauts de conformité. Vous n’avez pas à contacter le fabricant, mais bien le marchand qui vous a vendu le produit. Cette garantie s’applique même si le vendeur prétend le contraire dans ses CGV.

Les paiements sécurisés : construire votre bouclier financier

Le choix de votre méthode de paiement peut faire la différence entre un simple désagrément et une catastrophe financière.

Il est nécessaire alors de privilégier toujours ces solutions :

  • La e-carte bleue (ou carte virtuelle) : Votre banque génère un numéro temporaire à usage unique ou limité dans le temps. Même si le site est compromis, vos coordonnées bancaires réelles restent protégées. Certaines banques proposent cette fonction gratuitement dans leur application mobile.
  • PayPal pour les sites inconnus : Au-delà de la protection des données bancaires, PayPal offre un médiateur en cas de litige et facilite les remboursements. La protection des achats couvre les articles non reçus ou significativement différents de la description.
  • Le 3-D Secure systématiquement : Cette double authentification (code SMS ou notification d’application) ajoute une couche de sécurité essentielle. Si un site vous propose de désactiver cette protection pour « aller plus vite », refusez catégoriquement.

Néanmoin, voici ce que vous devez éviter :

  • Le virement bancaire direct : impossible à annuler, aucune protection
  • Les cryptomonnaies pour un premier achat : transactions irréversibles
  • Les cartes prépayées type Transcash : favorites des arnaqueurs car intraçables
  • L’enregistrement de votre carte sur des sites peu connus : en cas de piratage, tous vos futurs achats sont compromis

Protéger ses données personnelles

Au-delà du paiement, vos données personnelles ont une valeur marchande.

Voici comment les protéger :

  • Ne communiquez que le minimum vital : Un site marchand légitime n’a besoin que de votre nom, adresse de livraison, email et coordonnées de paiement. S’il demande votre date de naissance complète, votre numéro de sécurité sociale, ou votre numéro de téléphone alors qu’il n’est pas nécessaire à la livraison, interrogez-vous.
  • Utilisez un gestionnaire de mots de passe : Des outils comme Bitwarden, 1Password ou Dashlane génèrent et stockent des mots de passe uniques et complexes pour chaque site. Ainsi, si un site est piraté, vos autres comptes restent protégés.
  • Activez la double authentification (2FA) partout où c’est possible : Notamment sur vos comptes de paiement (PayPal, Amazon, etc.) et votre messagerie électronique. Une personne ayant accès à votre email peut réinitialiser tous vos autres mots de passe.
  • Méfiez-vous des demandes par email ou SMS : Aucune entreprise légitime ne vous demandera jamais vos coordonnées bancaires par email, vos identifiants, ….

⚠️ CONSEIL SÉCURITÉ :

En cas de doute, contactez l’entreprise directement via les **coordonnées officielles sur leur site web** (et non celles fournies dans le message suspect).

Les menaces spécifiques au Black Friday : reconnaître et déjouer les arnaques

Les cybercriminels perfectionnent leurs techniques chaque année, mais leurs schémas de base restent identifiables. Connaître leurs méthodes vous rend pratiquement invulnérable à leurs tentatives.

Le phishing et ses variantes sophistiquées

Le phishing (hameçonnage) se décline désormais en plusieurs formes, toutes visant à vous soutirer des informations sensibles :

Phishing classique par email

Vous recevez un message prétendument d’Amazon, de votre banque ou d’un transporteur. Les signaux d’alerte :

  • Adresse d’expéditeur suspecte (amazon-service@gmail.com au lieu de @amazon.fr)
  • Fautes d’orthographe et tournures maladroites
  • Urgence artificielle (« Votre compte sera bloqué dans 24h »)
  • Lien dont l’URL réelle (visible au survol) ne correspond pas au texte affiché

Le smishing (phishing par SMS)

Particulièrement efficace car les SMS semblent plus personnels et urgents. Exemple typique : « Votre colis est bloqué en douane. Payez 1,99€ pour le débloquer : [lien] ».

En réalité, aucun transporteur légitime ne procède ainsi. Les frais de douane sont toujours collectés à la livraison ou via un courrier officiel.

Le vishing (phishing vocal)

Un appel téléphonique d’un prétendu « service client Amazon » ou « conseiller bancaire » vous alerte d’un problème de sécurité. Les arnaqueurs utilisent des techniques d’ingénierie sociale pour gagner votre confiance et vous faire révéler des codes de vérification ou effectuer des manipulations sur votre compte.

Comment réagir face à un message suspect

  1. Ne cliquez jamais sur le lien
  2. Ne rappelez pas le numéro fourni dans le message
  3. Rendez-vous directement sur le site officiel de l’entreprise via votre navigateur
  4. Contactez le service client par les canaux officiels
  5. Signalez le message sur internet-signalement.gouv.fr (plateforme PHAROS)
  6. Supprimez le message et bloquez l’expéditeur

Les faux sites marchands : des copies presque parfaites

Les cybercriminels créent des répliques de sites légitimes d’une qualité impressionnante.

Comment les identifier ?

Les indices dans l’URL

  • Légitime : www.decathlon.fr
  • Frauduleux : www.decathlon-promo.com, www.decath1on.fr, www.decathlon.store

Les variations incluent des traits d’union supplémentaires, des lettres remplacées par des chiffres similaires (l → 1, o → 0), ou des extensions inhabituelles (.store, .shop, .online pour une marque normalement en .fr ou .com).

 Le test de la recherche directe

Au lieu de cliquer sur une publicité ou un lien reçu par email, tapez le nom de la marque dans Google et cliquez sur le résultat officiel. Comparez l’URL : si elles diffèrent, vous avez évité un piège.

Les incohérences visuelles

Même bien réalisés, les faux sites comportent souvent des défauts :

  • Logo légèrement pixellisé ou mal aligné
  • Fautes d’orthographe dans les mentions légales
  • Traduction automatique maladroite (surtout dans les conditions générales)
  • Absence de certaines pages secondaires (politique de confidentialité, recrutement, etc.)

Les arnaques aux transporteurs et frais cachés

  • Le faux numéro de suivi : Vous recevez un email avec un numéro de suivi qui mène vers un site imitant celui du transporteur. Le site vous demande de payer des « frais de dédouanement » ou de « confirmer vos informations ». Vérifiez toujours les numéros de suivi directement sur le site officiel du transporteur (Colissimo.fr, Chronopost.fr, DHL.fr, etc.).
  • Les numéros surtaxés : Certains sites frauduleux affichent des numéros de « service client » en 0899 facturés plusieurs euros par minute. Les véritables services clients utilisent généralement des numéros non surtaxés ou gratuits. Vérifiez sur le site officiel de la marque.
  • Les frais de douane surprise : Vous achetez sur un site en euros, pensant acquérir un produit européen, mais celui-ci expédie depuis la Chine. Résultat : plusieurs semaines d’attente et des frais de douane + TVA à l’arrivée, transformant votre « bonne affaire » en achat beaucoup plus coûteux.

Les fausses boutiques sur les marketplaces

Amazon, eBay, Cdiscount et autres plateformes hébergent des milliers de vendeurs tiers.

Certains sont frauduleux, même sur ces sites réputés.

Vérifiez le vendeur sur les marketplaces

  • Consultez son ancienneté et son nombre d’évaluations
  • Lisez les avis négatifs en priorité (plus révélateurs)
  • Méfiez-vous des vendeurs n’ayant que des avis récents
  • Privilégiez les vendeurs « expédié et vendu par Amazon » pour bénéficier de la garantie complète

Les produits contrefaits

Un iPhone 15 à 200€, une paire de Nike Air Max à 30€…

Si le prix défie toute logique, c’est probablement une contrefaçon.

Au-delà de la déception, vous risquez l’absence de garantie, des produits dangereux (batteries défectueuses) et des problèmes juridiques (l’importation de contrefaçons est illégale).

que faire en cas d'arnaque pendant le Black Friday ?

Le guide pratique : que faire en cas d’arnaque pendant le Black Friday ?

Même les consommateurs les plus vigilants peuvent être piégés par des techniques toujours plus sophistiquées.

Réagir rapidement et méthodiquement multiplie vos chances de récupération intégrale.

Réagir immédiatement (les premières heures)

Voici ce que vous devez faire :

Faire opposition sur votre carte bancaire

Contactez immédiatement votre banque via leur numéro d’urgence (disponible 24h/24, généralement au dos de votre carte ou dans votre application bancaire).

Plus vous réagissez vite, plus vos chances de récupérer l’argent sont élevées.

La loi vous oblige à signaler la fraude « sans tarder » dès que vous en prenez connaissance.

Conserver toutes les preuves

Avant que le site ne disparaisse (ils changent souvent d’adresse rapidement), capturez :

  • Captures d’écran complètes du site (page d’accueil, produit, panier, mentions légales)
  • L’URL exacte
  • Les emails de confirmation
  • Les numéros de transaction
  • Les échanges avec le service client

Changer vos mots de passe

Si vous avez créé un compte sur le site frauduleux avec un mot de passe que vous utilisez ailleurs, changez-le immédiatement sur tous les autres sites.

C’est pour cette raison qu’un gestionnaire de mots de passe avec des identifiants uniques est crucial.

Signaler l’arnaque (dans les 48 heures)

Ils est tout à fait possible de signaler tout type de problème rapidement.

Il existe plusieurs plateforme pour faire ceci sur internet.

  • SignalConso (signal.conso.gouv.fr) : Plateforme officielle de la DGCCRF pour signaler les problèmes avec un site marchand. Votre signalement alimente les enquêtes de la répression des fraudes et peut mener à des sanctions contre le site frauduleux.
  • PHAROS (internet-signalement.gouv.fr) : Pour les escroqueries en ligne, contenus illicites, et tentatives de phishing. Cette plateforme est gérée par la police et la gendarmerie nationales.
  • Cybermalveillance.gouv.fr : Cette plateforme gouvernementale offre un diagnostic personnalisé et vous met en relation avec des prestataires de confiance si vous avez besoin d’aide technique (ordinateur compromis, données volées, etc.). Vous pouvez utiliser leur outil « Mon ExpertCyber » pour trouver un professionnel certifié près de chez vous.

Le dispositif propose également :

  • 17Cyber : assistance pour les TPE/PME victimes de cyberattaques
  • Fiches pratiques et tutoriels de protection
  • Veille sur les menaces actuelles

Déposer plainte (dans les jours suivants)

Rendez-vous dans un commissariat ou une gendarmerie muni de :

  • Toutes les captures d’écran et preuves collectées
  • Le numéro de transaction bancaire
  • La confirmation de votre opposition bancaire
  • Vos relevés bancaires montrant le débit frauduleux

Pourquoi c’est important ? Le récépissé de dépôt de plainte est souvent exigé par votre banque pour le remboursement. De plus, multiplier les plaintes permet aux enquêteurs d’identifier des réseaux d’escroquerie et de démanteler les sites frauduleux.

Obtenir un remboursement

  • Avec votre banque : Les banques françaises ont l’obligation légale de rembourser les paiements frauduleux si vous avez signalé la fraude rapidement et que vous n’avez pas fait preuve de négligence grave. Le remboursement doit intervenir « immédiatement » et au plus tard à la fin du jour ouvrable suivant. Si votre banque refuse, vous pouvez saisir le médiateur bancaire (coordonnées dans vos conditions générales) puis, si nécessaire, l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
  • Avec PayPal : Ouvrez un litige dans les 180 jours suivant la transaction. PayPal arbitrera entre vous et le vendeur. Si le vendeur ne répond pas ou si la décision vous est favorable, vous serez remboursé.
  • Avec votre assurance : Certaines cartes bancaires (notamment Gold, Premier, Platinum) et assurances habitation couvrent les fraudes en ligne. Vérifiez vos contrats et déclarez le sinistre.
  • Faire jouer la garantie du site intermédiaire : Si vous avez acheté via Amazon, eBay, ou une autre marketplace, contactez également leur service client. Ces plateformes ont généralement des fonds de garantie pour protéger les acheteurs victimes de vendeurs frauduleux.

Mon expérience personnelle : les leçons d’une acheteuse échaudée

Je fais partie de ces acheteurs en ligne réguliers qui attendent impatiemment le Black Friday pour leurs achats de Noël.

En 2023, j’ai failli perdre 250€ et bien plus en stress.

Le site vendait des robots de cuisine haut de gamme à -60%. Design professionnel, avis positifs, même un chat en direct avec un « conseiller ». Tout semblait parfait. J’ai ajouté l’article au panier et commencé à saisir mes coordonnées bancaires.

Puis j’ai remarqué quelque chose d’étrange : les avis, tous publiés le même mois, utilisaient des formulations similaires. En cherchant « nom du site + arnaque », j’ai découvert que c’était un site clone, utilisant les photos et descriptions volées à une enseigne légitime.

Cette expérience m’a appris trois principes que j’applique désormais systématiquement :

  • Le site doit exister depuis au moins un an Un outil Whois rapide me donne la date de création du domaine. Les sites créés quelques semaines avant les soldes sont hautement suspects.
  •  L’entreprise doit avoir une présence physique vérifiable Je vérifie systématiquement l’adresse postale sur Google Maps. Si elle mène à une boîte postale, un parking ou n’existe pas, je passe mon chemin.
  •  Le service client doit répondre AVANT l’achat J’envoie systématiquement un email avec une question simple avant de commander sur un site inconnu. Un service client réactif et professionnel (pas de réponse générique automatique) est un bon signe. L’absence de réponse sous 48h est rédhibitoire.

Ces trois vérifications m’ont fait perdre quelques minutes, mais m’ont évité plusieurs centaines d’euros de pertes et d’innombrables heures de démarches.

Questions fréquentes : vos préoccupations légitimes

Nos conseils concernant les arnaques pendant le Black Friday

 

  • Comment reconnaître un site fiable à coup sûr ? Il n’existe pas de garantie absolue, mais la combinaison de plusieurs facteurs réduit drastiquement les risques : HTTPS actif, mentions légales complètes et vérifiables, ancienneté du domaine supérieure à un an, avis clients diversifiés et détaillés sur des plateformes tierces, service client réactif avant achat, et prix cohérents avec le marché.
  • Que faire si j’ai cliqué sur un lien frauduleux sans donner d’informations ? Vous avez évité le pire ! Supprimez immédiatement le message, bloquez l’expéditeur, et signalez le sur internet-signalement.gouv.fr. Par précaution, lancez un scan antivirus/antimalware complet de votre appareil. Certains liens peuvent installer des logiciels espions même sans action apparente de votre part.
  • Si j’ai saisi mes coordonnées bancaires, mais annulé avant de valider, suis-je en danger ? Potentiellement oui. Même sans validation finale, un site malveillant peut enregistrer ce que vous tapez via des keyloggers (enregistreurs de frappe). Contactez immédiatement votre banque pour faire opposition préventive et demander une nouvelle carte.
  • PayPal est-il vraiment plus sûr qu’une carte bancaire ? Oui, pour plusieurs raisons : vos coordonnées bancaires ne sont jamais transmises au vendeur, vous bénéficiez d’un médiateur en cas de litige, la protection des achats couvre les articles non reçus ou différents de la description, et vous pouvez annuler des paiements récurrents facilement. Cependant, PayPal ne remplace pas votre vigilance sur la fiabilité du vendeur.
  • Puis-je être remboursé après une fraude ? Oui, dans la grande majorité des cas, si vous avez agi rapidement. Les banques françaises sont légalement tenues de rembourser les paiements frauduleux lorsque vous les signalez sans tarder. Les refus surviennent principalement en cas de négligence grave avérée (comme avoir communiqué volontairement vos codes confidentiels). En cas de refus injustifié, saisissez le médiateur bancaire.
  • Comment identifier une fausse promotion avec certitude ? Utilisez des outils de suivi de prix comme Keepa, CamelCamelCamel ou Idealo. Ils affichent l’historique des prix sur plusieurs mois. Si le « prix barré » n’a jamais été pratiqué, ou si le prix actuel est en réalité la moyenne des derniers mois, c’est une fausse promotion. La règle empirique : si une réduction dépasse -50% sur de l’électronique ou -70% sur des vêtements de marque, vérifiez systématiquement.
  • Que faire si le vendeur refuse le remboursement malgré mon droit de rétractation ? D’abord, envoyez une mise en demeure par email recommandé avec accusé de réception (services comme eLettre), en citant explicitement l’article L221-18 du Code de la consommation. Si le vendeur ne réagit pas sous 15 jours, signalez sur SignalConso et saisissez la DGCCRF. En parallèle, si vous avez payé par carte, demandez à votre banque une rétrofacturation (chargeback). Enfin, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de la consommation compétent.

Conclusion : devenir un acheteur averti, pas un acheteur effrayé

Le Black Friday représente une opportunité réelle d’économiser sur des achats planifiés, à condition d’aborder cette période avec méthode plutôt qu’avec impulsivité.

Les arnaques existent et se perfectionnent chaque année, mais un consommateur informé et vigilant réduit drastiquement ses risques.

Retenez ces trois questions essentielles avant tout achat :

  1. Le site est-il fiable ? (ancienneté, mentions légales, avis externes)
  2. Le paiement est-il sécurisé ? (HTTPS, moyens de paiement protégés, double authentification)
  3. Les conditions sont-elles claires ? (délais de rétractation, frais de retour, origine des produits)

Si vous hésitez sur l’un de ces points, mieux vaut passer votre tour.

Les vraies bonnes affaires ne requièrent jamais de prendre des risques inconsidérés avec vos données personnelles ou votre argent.

Ces réflexes m’ont personnellement évité plusieurs centaines d’euros de pertes et d’innombrables heures de démarches administratives.

Considérez ce guide comme votre bouclier numérique personnel, non seulement pour le Black Friday, mais pour tous vos achats en ligne.

Bon Black Friday, et surtout, bon shopping sécurisé !


Ressources officielles utiles :

  • Cybermalveillance.gouv.fr : assistance, diagnostic et prévention
  • SignalConso : signaler un site marchand problématique
  • PHAROS : signaler une escroquerie en ligne
  • Service-public.fr : vos droits en tant que consommateur
  • Info Escroqueries : 0 805 805 817 (numéro gratuit)

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